Choisir le bon type d'adresse IP
| Type | IPv4 | IPv6 | Cas d'usage |
|---|---|---|---|
| Publique | Tout ce qui se trouve hors des blocs spéciaux | Unicast global 2000::/3 hors blocs spéciaux | Tests de parsing IP, géolocalisation, rate limiting et analyse de logs |
| Privée | 10.0.0.0/8, 172.16.0.0/12, 192.168.0.0/16 (RFC 1918) | fd00::/8 local unique (RFC 4193) | Configurations LAN et VPC, réseaux Docker et Kubernetes |
| Documentation | 192.0.2.0/24, 198.51.100.0/24, 203.0.113.0/24 (RFC 5737) | 2001:db8::/32 (RFC 3849) et 3fff::/20 (RFC 9637) | Docs, tutoriels, captures d'écran, jeux de données de test |
| Carrier-grade NAT | 100.64.0.0/10 (RFC 6598) | — | Tests de scénarios pour FAI et réseaux mobiles |
| Bouclage (loopback) | 127.0.0.0/8 | ::1 | Services locaux et listes d'autorisation |
| Lien local | 169.254.0.0/16 | fe80::/10 | Auto-configuration sans serveur DHCP joignable |
Pour IPv4, l'option publique ignore tous les blocs d'usage spécifique du registre IANA : « ce réseau » (0.0.0.0/8), adresses privées, CGNAT, loopback, lien local, attributions de protocole IETF (192.0.0.0/24), documentation, l'ancien relais 6to4 (192.88.99.0/24), bancs d'essai (198.18.0.0/15), multicast (224.0.0.0/4), réservées (240.0.0.0/4) et broadcast. Pour IPv6, elle reste dans l'unicast global 2000::/3 en omettant les attributions de protocoles IETF 2001::/23 (incluant Teredo), les deux plages de documentation 2001:db8::/32 et 3fff::/20, ainsi que 2002::/16 (6to4). Notez que la majorité de 2000::/3 n'est pas encore attribuée dans la réalité : les adresses IPv6 aléatoires sont réalistes par leur format plutôt que par leur distribution.
Adresses de documentation : l'option sûre par défaut
Si vous avez besoin d'adresses IP pour un fichier README, un exemple d'API, un article de blog ou un test unitaire, utilisez les plages de documentation. Elles ont été réservées exactement pour cela et ne sont jamais routées : un exemple ne risquera donc jamais de pointer vers un serveur bien réel. En IPv6, il en existe désormais deux : la plage classique 2001:db8::/32 et, depuis 2024, la plage beaucoup plus vaste 3fff::/20 (RFC 9637), idéale pour modéliser des réseaux multi-sites réalistes. À l'inverse, les adresses publiques aléatoires peuvent appartenir à de véritables machines : traitez-les uniquement comme des données textuelles pour vos parsers et outils d'analyse, jamais comme des cibles de requêtes ou d'analyse réseau.
Générer des adresses dans un sous-réseau
Choisissez Dans un sous-réseau et entrez un bloc comme 10.20.0.0/16, 192.168.1.0/24 ou, en IPv6, 2001:db8:abcd::/48 pour obtenir des adresses aléatoires issues de ce réseau — parfait pour peupler un inventaire, tester des règles de pare-feu ou initialiser un tableau de baux DHCP. Un /24 contient 256 adresses (dont 254 hôtes exploitables), et un /16 en compte 65 536. Si vous demandez plus d'adresses que le sous-réseau n'en contient, chaque adresse disponible vous sera renvoyée une seule fois. L'option Hôtes utilisables uniquement (activée par défaut) exclut les adresses de réseau et de diffusion sur les sous-réseaux IPv4 jusqu'au /30. Cochez Trier pour ordonner les adresses de manière séquentielle.
Cas d'utilisation fréquents
- Limitation de débit et règles anti-abus : rejouez des requêtes provenant de centaines d'adresses IP clientes distinctes pour vérifier que vos plafonds s'appliquent correctement par IP.
- Tests de géo-IP et tableaux de bord : injectez des adresses publiques dans votre logique de géolocalisation ; préférez les adresses de documentation pour les jeux de données partagés publiquement.
- Tests de pare-feu et listes blanches : générez des adresses à l'intérieur et en dehors d'un bloc CIDR pour vérifier que vos règles de filtrage s'exécutent comme prévu.
- Anonymisation de logs : remplacez les adresses IP réelles de vos utilisateurs dans des logs partagés par des adresses de documentation qui conservent le format d'origine.
Fonctionnement du générateur
Chaque adresse est générée par le générateur cryptographique de nombres aléatoires de votre navigateur (crypto.getRandomValues). Pour les adresses IPv4 publiques, l'outil tire un entier 32 bits uniforme et effectue un nouveau tirage s'il tombe dans un bloc spécial : toutes les adresses publiques ont ainsi une probabilité égale d'apparaître. Les adresses de sous-réseau et IPv6 conservent leur préfixe réseau et génèrent les bits d'hôte de façon aléatoire. Les doublons sont automatiquement éliminés, et aucune donnée n'est envoyée à un serveur distant. Voici comment reproduire ce comportement dans votre propre code :
# Python: une adresse IPv4 publique aléatoire
import ipaddress, secrets
while not (ip := ipaddress.IPv4Address(secrets.randbits(32))).is_global:
pass
# Python: un hôte aléatoire dans un sous-réseau
net = ipaddress.ip_network("10.20.0.0/16")
host = net[1 + secrets.randbelow(net.num_addresses - 2)]
// JavaScript (navigateur ou Node 19+) : une adresse IPv4 aléatoire
const ip = Array.from(crypto.getRandomValues(new Uint8Array(4))).join(".");
Questions fréquentes
Les adresses IP générées aléatoirement sont-elles réelles ?
Les adresses publiques aléatoires sont des adresses valides qui peuvent être attribuées à de véritables appareils sur Internet. Elles conviennent parfaitement pour tester du code ou des outils de statistiques, mais vous ne devez ni vous y connecter, ni les scanner, ni les utiliser comme exemples publics. Les adresses de documentation, privées et de bouclage ne renvoient en revanche jamais vers un équipement tiers.
Une adresse IP aléatoire peut-elle cacher ou modifier mon IP ?
Non. Générer des adresses dans cet outil ne modifie en rien l'adresse IP utilisée par votre connexion Internet ; les sites web continuent de voir votre véritable IP. Pour masquer votre adresse, vous devez recourir à un VPN, un proxy ou au réseau Tor. Forger l'adresse source de paquets réseau ne fonctionne pas non plus pour le trafic web habituel, car les réponses sont renvoyées à l'adresse falsifiée.
Quelle adresse IP utiliser dans une documentation ?
Privilégiez les plages 192.0.2.0/24, 198.51.100.0/24 ou 203.0.113.0/24 en IPv4, et 2001:db8::/32 ou 3fff::/20 en IPv6. Évitez d'inventer des adresses publiques au hasard comme 1.2.3.4, qui correspondent à des réseaux réels.
Que sont les classes d'adresses IP A à E ?
Il s'agit de l'ancienne segmentation d'Internet (antérieure à 1993) basée sur le premier octet : A (0–127), B (128–191), C (192–223), D (224–239, multicast) et E (240–255, réservée). Le routage CIDR a remplacé ce système depuis longtemps : la classe ne reflète donc plus la taille d'un réseau, mais notre outil l'affiche car certains examens et documents historiques y font encore référence.
Cet outil permet-il d'assigner une adresse IP à un appareil ?
Non. Les appareils obtiennent leur adresse via un serveur DHCP ou une configuration manuelle sur votre réseau local. Cet outil génère des adresses servant de données fictives — pour vos tests, vos documentations ou vos modèles de configuration. L'option par sous-réseau vous permet toutefois d'obtenir des exemples cohérents pour dimensionner vos plages d'adressage.
Est-il possible d'ajouter des numéros de port ou de changer le format ?
Oui. Cochez Ajouter un port aléatoire pour produire des paires adresse:port (notées [adresse]:port en IPv6). Vous pouvez exporter vos adresses à raison d'une par ligne, séparées par des virgules ou des espaces, sous forme de tableau JSON ou de liste entre guillemets pour requêtes SQL.